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Les mariannautes au chevet de la planète finance

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Krachs boursiers, croissance en berne, moral des ménages à zéro, banques en faillites, les articles consacrés à la crise sur Marianne2.fr ont suscité moult débats parmi les mariannautes, proposant ainsi une vision contrastée du phénomène.

Les mariannautes au chevet de la planète finance
Si la crise secoue la planète finance, la petite entreprise des mariannautes ne connaît pas la crise. Au gré des articles, les débats foisonnent sur ses causes, ses conséquences. D'aucuns s'essayent à proposer quelques remèdes et autres solutions plus ou moins miraculeuses.

Se penchant sur les causes de ce tremblement de terre financier, Reeb évoque l'effondrement de l'immobilier aux Etats-Unis : « Ce ne sont pas les banques qui ont provoqué la crise actuelle mais bien l'économie réelle et notamment l'effondrement de l'immobilier US. Maintenant les banques et la crise du crédit ont servi de relais de transmission de la crise. Mais tout ce blabla c'est pour faire oublier qu'à la base dans une économie mondiale où les salaires sont comprimés par le libre-échange et les pressions des actionnaires seul l'endettement est à même de procurer une hausse de la consommation et de la demande. L'effondrement du crédit et de l'économie est la conclusion logique d'un système fondamentalement déséquilibré. Nous entrons dans une période de grande dépression ».

L'Amérique Latine: berceau de la crise
MetalKing invite à tourner le regard vers l'Amérique Latine, là où, selon lui, tout a commencé : « La crise s'est abattue sur ces pays avant nous car les exigences de la finance s'y sont imposées de manière plus absolue. Les politiques néolibérales ont profité de régimes oligarchiques ou dictatoriaux qui ont « réformé » à leur guise sans crainte de la sanction populaire. Sous Pinochet, le Chili devient un laboratoire pour les économistes monétaristes américains qui inspireront Reagan. Avant que la crise n'y éclate, l'Argentine était considérée comme le plus docile et méritant élève du FMI. Dans ces sociétés mises aux normes de la finance, la crise financière emporte tout : destruction de l'économie réelle, anéantissement de l'épargne des « classes moyennes », ruine de l'État, volatilisation des systèmes de protection sociale et notamment des retraites par capitalisation, mise en péril de services publics vendus à des grands groupes privés dominés par les logiques financières… La société elle-même entre donc en crise. En sommes-nous si loin désormais en Europe ? »

Un retour radical au keynésianisme
Nombreux sont aussi les internautes qui s'attardent et s'inquiètent des conséquences notamment sociales de la crise. Réagissant à l'interview de Denis Clerc, l'ancien directeur d'Alternatives économiques, sur le « retour de la question sociale » François estime que « les travailleurs pauvres existent depuis des années, en fait depuis la libéralisation de l'économie dans les années 80, sauf que personne n'a voulu reconnaître cette classe comme une classe sociale à part entière : c'est celle qui n'a droit a rien, qui se lève pour travailler et croit au travail ! Malheureusement elle est le dindon de notre société. Cette crise sera certainement plus importante que celle de 92 et pire que celle de 29 et encore nous ne sommes pas dans le même contexte ou le même fonctionnement du monde ».

De son côté, Dalayer estime que la crise « sonne la mort de « l'économie de l'offre ». Une seule solution : « un retour radical au keynésianisme. C'est-à-dire à l'augmentation du revenu des masses au lieu d'un jeu sur les taux d'intérêt ».

Ne pas se laisser endormir par la crise
Certains, troublés par la déferlante des commentaires, lancent un appel à la vigilance. Ainsi de Vudailleurs « On n'arrête pas de parler de la crise, d'écarquiller les yeux ou de se les frotter de dépit et de fatigue. Aveuglement, obnubilation, hypnose. Et pendant notre endormissement qui durera des mois, pendant que nous babillons encore en baillant, eh, bien -réveillons-nous!- les mêmes banksters feront passer toutes les lois qu'ils veulent pour recommencer de plus belle la prochaine fois. (…) Pour nous défendre, il n'est qu'une solution : imposer un nouveau système financier mondial, juste et efficace ».

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