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Depuis sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy tient son agenda sur le site officiel de l'Elysée. En 2008, le nombre de rendez-vous diminue sensiblement par rapport aux débuts tonitruants de l'hyper présidence. Après l'agitation, place à la réaction ?
Il nous avait habitués à mieux. Nicolas Sarkozy courait partout, communiquait sans arrêt et multipliait les déplacements en tous genres. Témoin de cette activité débordante, son agenda (accessible en ligne sur le site de l'Elysée ) regorgeait d'une pléiade d'événements, du plus officiel des sommets au simple dîner de travail. DérochageMais depuis quelques mois, un certain ralentissement se fait sentir. Certes, l'hyper président est toujours un adorateur du bruit médiatique. Mais les entrées* de son agenda se font plus rares. Lorsqu'on compare l'activité présidentielle de 2007 et celle de 2008, sur des périodes identiques (de juin à novembre, voir histogramme ci-dessous), on constate une vraie baisse de régime.
Sur les cinq premiers mois observés, on assiste d'une année sur l'autre à une chute de 15 à 20 entrées moyenne (voir tableau ci-dessous). C'est d'autant moins de visites, de réunions, de cérémonies, de dîners de travail, etc.
Même le mois d'août, traditionnellement délaissé pour cause de repos estival, connaît proportionnellement une réduction similaire de l'activité du président.
Le sixième mois comparé sur les deux années, novembre, est particulièrement significatif avec un véritable décrochage, exprimé par une diminution d'environ 40 entrées.
Mais que se passe-t-il ? Sarkozy se repose-t-il sur ses lauriers maintenant qu'il a obtenu sa mirifique augmentation de 140% ? A moins qu'il ne se ménage des plages de «quartier libre» afin de pouvoir réagir à l'actualité. Autant dire, dans ce cas, que le président navigue à vue…
*chaque « entrée » correspond à une heure précise marquée sur l'agenda, se rapportant à une activité ou à un groupe d'activités du même type. Exemple d'entrée : Jeudi 6 novembre, 13h00 - Déjeuner avec le groupe de travail de l’Assemblée nationale et du Sénat sur la situation financière internationale.
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