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La crise à EELV donne des ailes au PG

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Le parfum de crise qui s'échappe des cuisines écologistes fait déjà saliver les dirigeants du Parti de gauche, dont l'université se déroule à Toulouse.

C’est un Parti de gauche ragaillardi qui se réunit depuis vendredi à Toulouse, dans les murs de la faculté du Mirail, bastion de la contestation étudiante, à l’occasion de son université d’été baptisée « remue-méninges ». Si le soleil est bien au rendez-vous ce samedi sur la ville rose, ce n’est pas ce qui réjouit cadres et militants du PG. Mais plutôt la situation politique des dernières semaines et notamment la crise qui secoue EELV avec le départ (bien orchestré) de François de Rugy, co-président du groupe écolo à l’Assemblée nationale, suivi d’un Jean-Vincent Placé (à la ramasse), parti sans doute la peur au ventre de se voir passer sous le nez un ministère en cas de remaniement.

A l’occasion d’un point presse animé par Danielle Simonnet et Eric Coquerel qui se tenait à l’issue d’une conférence intitulée « Pour un sommet internationaliste du plan B », le conseiller régional d’Île-de-France ne cachait pas sa joie sur les perspectives de ce rendez-vous toulousain : « Nous avions 500 préinscrits, mais vue l’affluence, on peut tabler sur mille personnes ce week-end », se félicite-t-il.

Bien sûr, ce débat sur le désormais fameux plan B n'est qu'une première pierre posée d’un édifice qu'il reste à construire. Certes, les bases sont là (« indépendance nationale », recherche « d’alliances géopolitiques alternatives » et « internationalisme »), mais la véritable réflexion sur les moyens à mettre en œuvre reste à engager. Néanmoins, ce proche de Jean-Luc Mélenchon se félicite de cette première initiative et annonce même « un autre sommet du plan B lors de la fête de l’Humanité en présence de Jean-Luc Mélenchon, Oskar Lafontaine (co-président de Die Linke) et Yanis Varoufakis ». Seule ombre au tableau, en pleine fête communiste, on ne sait pas encore si Pierre Laurent ou un autre dirigeant du PCF sera de la partie… 

Mais ce qui occupe surtout les esprits en Haute-Garonne, alors même qu’une table ronde sur la question est prévue ce dimanche matin, ce sont « les préparations pour les régionales ». Car si, jusqu’à présent, certaines incertitudes demeuraient quant aux alliances avec les écologistes, Eric Coquerel est persuadé que « les choses vont se débloquer dans les deux semaines à venir ». Bien que « nous ne parviendrons pas à un accord national » reconnaît-il, les affaires semblent sur le point d’aboutir dans cinq régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Paca, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Bretagne. « Et dans trois ou quatre autres régions les discussions sont bien parties ». Un espoir qui n’est pas sans lien avec les départs récents des deux représentants de l’aile droite d’EELV. « Il y a une attente très forte de la base d’EELV » abonde-t-il. Histoire de dire que maintenant que Placé et de Rugy sont partis à la chasse au strapontin ministériel, plus rien ne peut empêcher ce rapprochement. "Il n’y a pas un élément rationnel qui pourrait empêcher la constitution d’une liste citoyenne avec EELV"

Une idée que le coordinateur politique du PG explicite un peu plus à l’ombre des jardins de la faculté : « Ça augmente les chances, c’est certain. Si on ne s’arrête qu’à la rationalité politique, sans aucun doute, ça renforce les chances de ce rapprochement logique. » Prenant le cas de la situation en Ile-de-France, « il n’y a pas un élément rationnel qui pourrait empêcher la constitution d’une liste citoyenne avec EELV. Puisque je leur ai dit que je ne m’opposais pas à ce que Emmanuelle Cosse soit tête de liste à ma place ».

Et de poursuivre : « Sur le programme, les questions d’énergie, de logement ou d’environnement il n’y a pas de véritable désaccord. Nous pouvons diriger des régions ensemble, c’est même dans notre intérêt commun », espère-t-il. Un vibrant message envoyer aux écolos. Car avec le départ des plus virulents opposants aux alliances avec les composantes du Front de gauche, « Emmanuelle Cosse, en tant que secrétaire nationale, doit être le centre de gravité du parti. Et le parti vient de se déporter sur sa gauche », analyse-t-il. Tout en évitant de trop se réjouir d’avance car « il peut tout se passer, il faut rester prudent. Mais sur le papier, il n’y a rien qui n’y fait obstacle ».

Ajouté à cela un congrès du PG de bonne tenue, avec un texte largement approuvé par les militants, le retour à la direction de personnalités qui l’avaient quittée avec pertes et fracas, a fini de redonner le moral aux militants et dirigeants du PG. « On est à l’offensive », confie même Eric Coquerel. Un bonheur n’arrivant jamais seul, au remue-méninges, on n’a pas raté une miette de la comédie dramatique qui s’est joué ce même jour à La Rochelle et qui a vu s’empoigner écologistes et socialistes pour le plus grand plaisir de l’auditoire toulousain…

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