Scientologie : les fondements de la vie

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Article extrait du livre de Ron Hubbard "Scientologie : les fondements de la vie".

"LA MEILLEURE FAÇON de comprendre la vie, c'est de la comparer à un JEU.

Comme nous sommes extérieurs à un grand nombre de jeux, il nous est possible de les considérer d'un œil détaché. Si nous étions extérieurs à la vie, au lieu d'y être impliqués et immergés, vue du haut de cette position avantageuse elle nous apparaîtrait beaucoup plus comme un jeu.

En dépit de la somme de souffrance, de douleur, de malheur, de chagrin et de dur labeur que la vie véhicule, la raison de vivre de l'individu n'est pas autre chose que sa raison de jouer : intérêt, lutte, activité et possession. On peut vérifier cette affirmation en observant les éléments qui composent les jeux et en les appliquant à la vie elle-même. Quand nous faisons cela, nous constatons qu'il ne manque rien au panorama de la vie.

Par jeu, nous entendons “compétition entre personnes ou entre équipes”. Exemples de jeux : le football, le polo, les échecs ou tout autre passe-temps de ce genre.

Il vous est peut-être arrivé de trouver bizarre que des hommes s'exposent à des blessures corporelles sur un terrain de jeu, juste pour “s'amuser”. De même pourriez-vous trouver bizarre que des gens continuent de vivre ou se lancent dans le jeu de la vie en s'exposant à tant de chagrin, de dur labeur et de souffrance, uniquement pour avoir “quelque chose à faire”. De toute évidence, il n'est pire malédiction que l'oisiveté totale. Il y a aussi, bien sûr, le cas de la personne qui continue de jouer à un jeu qui ne l'intéresse plus.

Si vous vous donnez la peine de jeter un coup d'œil autour de vous dans la pièce pour noter les choses qui ne vous intéressent pas, vous découvrirez quelque chose de remarquable. Vous ne tarderez pas à constater qu'il n'y a rien dans la pièce qui ne vous intéresse pas. Tout vous intéresse. Néanmoins, le manque d'intérêt est lui-même l'un des mécanismes du jeu. Pour cacher quelque chose, il suffit de créer un manque d'intérêt chez tout le monde à propos de l'endroit où la chose est cachée. Un manque d'intérêt ne provient pas directement d'un intérêt qui s'est éteint. Le manque d'intérêt est en soi un bien, quelque chose de palpable. Il existe.

L'étude des éléments des jeux nous met en présence des éléments de la vie.

LA VIE EST UN JEU.

Un jeu se compose de LIBERTÉ, de BARRIÈRES et de BUTS.

C'est un fait scientifique, pas seulement une observation.

La liberté existe au milieu des barrières. Une omniprésence de barrières et une liberté totale sont, toutes deux, des "conditions de non-jeu". Elles sont aussi cruelles l'une que l'autre, aussi dépourvues de but.

Les grands mouvements révolutionnaires sont voués à l'échec. Ils promettent une liberté illimitée. C'est la voie vers l'échec. Seuls de stupides visionnaires scandent le slogan d'une liberté sans bornes. Seuls le couard et l'ignorant ne cessent de parler et d'insister sur des barrières illimitées.

Quand le déséquilibre entre liberté et barrières se fait trop fortement sentir, les gens sont malheureux.

“Être libéré de” n'est valable que pour autant qu'il y ait un endroit où l'on soit libre de. Un désir sans fin d'être “libéré de" est un piège parfait, la peur de tout.

Les barrières se composent d'idées inhibitrices (limitatives), d'espace, d'énergie, de masses et de temps. La liberté, dans sa totalité, est une absence totale de ces choses. Mais c'est aussi une liberté sans pensée ni action : un état de néant total, sans bonheur.

Fixé sur de trop nombreuses barrières, l'Homme brûle d'être libre. Mais livré à une liberté totale, il est sans but et misérable.

Il est possible d'être libre au milieu de barrières. Si les barrières sont connues, si les libertés sont connues, il est possible de vivre, d'exister, d'être heureux, d'avoir un jeu.

Les restrictions imposées par un gouvernement ou par un emploi définissent la liberté dont dispose un employé. S'il ne connaît pas les restrictions, l'employé est un esclave voué dans tous ses actes aux affres de l'incertitude.

Dans une entreprise ou un gouvernement, il y a pour les cadres trois façons d'échouer et d'amener ainsi le chaos dans leur secteur. Ils peuvent :

1. Avoir l'air d'accorder une liberté sans bornes ;

2. Avoir l'air d'imposer des barrières infinies ;

3. Ne préciser ni les barrières ni les libertés.

La compétence d'un cadre consiste donc à imposer et à faire respecter un équilibre convenable entre la liberté dont dispose son personnel et les barrières qui limitent le groupe, et il doit être précis et constant quant à ces libertés et ces barrières. Il suffira alors que ce cadre ait de l'initiative et des buts pour que son secteur en ait également.

L’employé qui n'a que le mot liberté à la bouche et/ou qui la revendique sans cesse devient un esclave. Une fois qu'il connaît les faits que nous venons de mentionner, il doit exiger un équilibre viable entre liberté et barrières.

Un examen des dynamiques1 (chapitre quatre) démontre qu'il est possible de former des équipes. Deux dynamiques de groupe peuvent se combattre à la façon de deux équipes. La dynamique du soi peut s'allier à la dynamique des formes vivantes contre, par exemple, la dynamique de l'univers et ainsi former un jeu. En d'autres termes, les dynamiques esquissent dans les grandes lignes les équipes et les interactions possibles. Comme chacun est engagé dans plusieurs jeux, un examen des dynamiques délimitera, et précisera pour lui, les différentes équipes dans lesquelles et contre lesquelles il joue. Si un individu peut découvrir qu'il ne joue que dans la dynamique du soi et qu'il n'appartient à aucune autre équipe, il est certain qu'il perdra. Car il a devant lui sept dynamiques et la dynamique du soi est rarement capable de l'emporter, à elle seule, sur toutes les autres. En Scientologie, nous appelons cet état le “seul et unique”. La détermination égoïste se substitue à l'autodétermination ; l'individu va très certainement être submergé. Pour jouir de la vie, il faut accepter d'en faire partie.

Il y a en Scientologie le principe de la PANDETERMINATION.

En gros, c'est l'action de “déterminer simultanément les activités de deux côtés ou plus d'un jeu”.

La personne qui joue aux échecs, par exemple, est autodéterminée et joue contre un adversaire. La personne pandéterminée en matière d'échecs pourrait jouer des deux côtés en même temps.

Un être est pandéterminé dans tout jeu qu'il domine. Il n'est autodéterminé que dans un jeu dans lequel il est subordonné.

Un général d'armée, par exemple, est pandéterminé face à une querelle opposant de simples soldats ou même deux compagnies placées sous ses ordres. Dans ce cas, il est bien pandéterminé. Mais quand il affronte une autre armée, conduite par un autre général, il se retrouve autodéterminé. Le jeu, dans ce cas-là, dépasse la dimension du général. Il la dépasse encore plus quand le général essaie de jouer le rôle de chacun des chefs politiques sous les ordres desquels il devrait se trouver. C'est là la principale raison pour laquelle la dictature ne marche pas. Il est presque impossible à un homme seul d'agir de façon pandéterminée dans le système entier de jeux que constitue une nation. Il commence à “prendre parti” et le voilà, dans cette mesure, bien inférieur au gouvernement qu'il cherche à diriger.

Il fut un temps où il était très à la mode de ne mettre l'accent que sur la liberté. La Révolution française nous en fournit un excellent exemple. En France, vers la fin du dix-huitième siècle, les nobles étaient devenus tellement autodéterminés face au reste du pays et tellement incapables de se mettre à la place du peuple qu'ils furent détruits. Le peuple chercha immédiatement à s'emparer du pouvoir. N'étant pas éduqué et ayant en horreur toute forme de contraintes, son cri de guerre devint “Liberté !”. Il n'y eut plus de limitations ni de barrières. L'autorité gouvernementale fut mise au rebut. Le vol et le brigandage remplacèrent les échanges économiques. Aussi le peuple se retrouva dans un piège plus profond et sous le carcan d'une dictature dépassant tout ce qu'il avait connu avant la Révolution.

Bien que l'Homme se serve continuellement de “Liberté !” comme cri de guerre, il ne réussit qu'à se prendre un peu plus au piège. La raison en est simple. Un jeu se compose de liberté et de barrières et de buts. Quand l'Homme abandonne l'idée de restrictions ou de barrières, il en perd sur le champ le contrôle. Il se retrouve devant elles autodéterminé et non pandéterminé. De cette façon, il ne peut plus contrôler les barrières. Laissées à elles-mêmes, les barrières le prennent au piège séance tenante. [...]

Il est très facile de prendre au piège une race à laquelle on n'enseigne à penser qu'à la liberté. Personne, dans le pays, ne prendra la responsabilité des restrictions. Ainsi, les restrictions sembleront diminuer. En réalité, elles augmenteront. Au fur et à mesure que ces restrictions diminuent, la liberté de l'individu diminue d'autant. On ne peut être libre par rapport à un mur que s'il y a un mur. Une vie sans restrictions est une vie sans but, incertaine, chaotique.

Un bon dirigeant doit être capable de prendre la responsabilité des restrictions. Puisque la liberté ne peut exister sans barrières, si vous ne prenez pas d'initiative en ce qui concerne les restrictions ou les barrières, celles-ci vont se dresser d'elles-mêmes et exister sans consentement et de façon anarchique.

Divers états d'esprit mènent au bonheur. L'état d'esprit qui revendique sans arrêt la liberté ne peut apporter que le malheur. Plutôt que de succomber à ce piège définitif total qui consiste à s'appesantir uniquement sur la liberté, il vaudrait mieux élaborer un mode de pensée qui recherche de nouvelles façons d'être pris au piège et des choses dans lesquelles nous pourrions être piégés. L'homme prêt à accepter les restrictions et les barrières sans les redouter est libre. L'homme qui ne fait que combattre les restrictions et les barrières est d'ordinaire pris au piège. Pour obtenir une guerre interminable, il suffirait “d'abandonner” toute guerre.

Dans tout jeu, les buts s'opposent les uns aux autres. Dans presque tous les jeux auxquels jouent deux équipes sur un terrain, il est question de “but-contre-but”. Une équipe poursuit l'idée d'aller jusqu'au but de l'adversaire, et l'autre d'aller jusqu'au but de la première. Leurs intentions se font la guerre et cette guerre des intentions crée un jeu.

La guerre des buts est à l'origine de ce que nous appelons les PROBLÈMES.

Un problème est constitué de buts. Un problème se compose de deux ou plusieurs buts qui s'opposent. Quel que soit le problème auquel vous faites face ou avez déjà fait face, sa structure fondamentale est but-contre-but.

Des tests effectués en Scientologie ont permis de découvrir que l'individu commence à éprouver des problèmes quand il n'en a pas suffisamment. Selon un vieil adage, "si vous voulez que quelque chose soit fait, donnez-le à un homme occupé". C'est ainsi que si vous voulez avoir un associé heureux, veillez à ce qu'il soit capable d'avoir beaucoup de problèmes.

C'est à cause de cela que l'on peut observer un très grand nombre de névroses dans les familles riches, ce qui peut paraître a priori étrange. Ces gens n'ont pas grand-chose à faire et ont très peu de problèmes. On a déjà résolu pour eux les problèmes fondamentaux de l'habillement, du vivre et du couvert. On pourrait donc croire, s'il était vrai que le bonheur de l'individu ne dépend que de sa liberté, que ces gens sont heureux. Pourtant, ils ne le sont pas. Qu'est-ce qui les rend malheureux ? Le manque de problèmes.

Bien que le succès du processing2 de Scientologie dépende de la prise en considération des trois éléments des jeux (et, en effet, c'est là le secret de l'amélioration des gens : prendre en considération la liberté, les barrières et les buts pour les équilibrer), il est exact qu'on peut améliorer l'état d'un individu simplement en s'asseyant avec lui et en lui demandant d'« inventer des problèmes », les uns à la suite des autres. En créant des problèmes factices, il libérera son esprit et deviendra plus capable. Un autre facteur entre ici en jeu, naturellement. Comme c'est lui qui invente les problèmes, il devient ainsi pandéterminé à leur égard au lieu de se trouver quelque part, face à tous les problèmes.

L'homme malheureux est celui qui cherche constamment comment devenir libre. Regardez l'employé qui cherche tout le temps à fuir le travail. Il a beaucoup de temps pour ses loisirs, mais il n'en profite pas. Il s'efforce de fuir le contact avec les gens, les objets, les énergies et les espaces. Il finit par se retrouver pris au piège dans une sorte de léthargie. Il suffirait à cet homme de changer d'idée et de se mettre à se "préoccuper" d'obtenir davantage de travail pour qu'il se sente nettement plus heureux.

Celui qui cherche continuellement à "se désengager" sera misérable. Celui qui cherche à “s'impliquer” a beaucoup plus de chances de devenir heureux.

Il arrive, évidemment, que l'on soit forcé de jouer à des jeux pour lesquels on n'a pas d'intérêt. Une guerre dans laquelle on se trouve mobilisé en est un bon exemple. On n'est pas intéressé par les objectifs de la guerre, mais on se retrouve en train de la faire. Aussi doit-il y avoir un élément supplémentaire…"

Ron Hubbard


Définitions :

1. Dynamique : Les dynamiques sont des impulsions (élans, forces). Ce sont des motifs, des motivations.

2. Processing : Le fait d'exercer verbalement une personne par des procédés de Scientologie précis. Aussi appelé audition.

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